j'aret po avc sa mé je ve fer 1 ti retour sur la premier victoir de notr chouchou a rolan garos(c adir en 2005)!!
<<<<<<<<<INTERVIEW!>>>>>>>>
Q. Rafael, félicitations tout d'abord ! Nous sommes très contents. Maintenant, tout le monde aura d'énormes attentes sur vous pour votre prochain tournoi. C'est comme cela quand on gagne un tournoi du Grand Chelem, les gens attendent plus de vous. Est-ce que vous vous préparez toujours pour Wimbledon ? Allez vous à Halle ?
R. Je suis content d'avoir gagné ce tournoi. Je pense aller à Halle, qui est le premier tournoi sur herbe. J'attends cela avec impatience. Je vais essayer d'améliorer mon tennis sur herbe pour préparer Wimbledon.
Q. Félicitations !
R. Merci.
Q. Quelle a été la clef de votre victoire aujourd'hui ?
R. Je ne sais pas. J'ai l'impression de m'être battu sur chaque point, chaque balle. Quand j'ai eu des problèmes dans le match, je me suis battu, battu, battu pour chaque jeu. Après le premier set, que j'ai perdu lors d'un tie-break difficile, quand c'était 15/40 dans ce set, je suis resté calme dès le début du deuxième set. Au début, j'étais un peu nerveux. J'étais plus agressif dans ce deuxième set. Le premier set, j'ai très, très bien joué aussi dans les points où j'étais mené.
Q. Y a-t-il eu des choses surprenantes pour votre première finale d'un Grand Chelem, ou rien ne vous a surpris ?
R. Pour moi, gagner ici a été une surprise en soi. J'ai très, très bien joué. J'ai bien joué depuis janvier jusqu'à maintenant. J'ai joué très bien pendant toute la saison. J'ai gagné les 3 derniers tournois avant celui-là : Monte-Carlo, Barcelone et Rome. C'est important pour ma confiance, au moment d'entrer dans ce tournoi.
Q. Comment expliquez-vous cet esprit de combat, cette attitude de batailleur que vous avez ?
R. Je pense que c'est naturel. Mon coach, ma famille me disent toujours que c'est ce qui est important : se battre, se battre. Ne jamais renoncer. Voilà !
Q. Revenons au 10e jeu du dernier set où, finalement, vous avez réussi à surmonter 3 balles de set. Puis, vous avez eu une balle de break. Cela a été un des points les plus spectaculaires du match. Vous êtes arrivé derrière l'amortie et avez fait cette volée réflexe. Dans votre esprit, avez-vous compris comment vous avez gagné ce point ?
R. Je me souviens de ce point, mais je ne peux pas expliquer en anglais. Dites-lui de parler en espagnol, on est là pour cela !
(Rires.)
Sinon, vous allez tout inventer !
Il a fait un bon coup droit. J'étais 2 mètres derrière la ligne de fond. Il m'a fait une amortie. Je suis arrivé au filet très juste. Je suis arrivé un peu en retard, mais j'ai pu y arriver. La volée pour lui était là. Moi, je suis resté au milieu. Je savais que, s'il jouait vers moi, je pouvais renvoyer la balle. Victoire !
(Rires.)
Q. Rafael, félicitations d'abord ! Tout de suite à la fin du match, tu t'es allongé par terre. A ce moment-là, à quoi pensais-tu ? Après le match, qu'avez-vous pensé ?
R. Je ne sais pas. C'est un des meilleurs moments de ma carrière. Je suis très, très heureux, mais je ne peux pas exprimer mes sentiments, parce que c'est incroyable pour moi d'avoir gagné ici. Au moment où j'ai gagné ce tournoi, je me suis souvenu des mauvais moments quand je m'entraînais dur, quand j'étais jeune.
Q. A quelle personne avez-vous pensé en premier ?
R. A beaucoup de personnes, à mon oncle, qui est mon coach, parce que, sans lui, je n'aurais jamais pu jouer ici.
Q. Pensez-vous que vous avez beaucoup progressé dans votre jeu ? Parce que vous avez tellement bien joué pendant ce tournoi. Y a-t-il encore une marge de progression ?
R. Je dois progresser tous les jours. Je n'ai que 19 ans depuis hier ou avant-hier. Si je veux rester à ce niveau, il faut que je progresse chaque année, sur toutes les surfaces. Je dois progresser moi-même en tant que personne, parce que mon service, par exemple, me pose des problèmes sur chaque jeu de service. Je dois donc progresser au service. Je dois également m'entraîner pour beaucoup de coups, comme la volée, pour pouvoir mieux jouer sur herbe et sur les courts en dur.
Q. Je pense qu'une des raisons qui expliquent que vous soyez un aussi bon joueur, à part votre qualité de joueur, c'est que vous êtes quelqu'un de très joyeux. Vous semblez aimer les gens et le tennis. Etait-ce un grand honneur pour vous que le Roi d'Espagne soit venu pour regarder le match ?
R. Oui. J'aime le tennis, la compétition. Mais le fait que le Roi soit là est très important. Je l'apprécie beaucoup. Que la Reine soit là aussi.
Q. L'année dernière, si quelqu'un était venu vous voir brièvement ici et vous avait dit : « Ne vous inquiétez pas, dans un an, vous allez apporter la Coupe Davis au titre et une victoire à Roland Garros » qu'auriez-vous répondu ?
R. Je n'aurais jamais pu penser à cela. L'année dernière, au moment de Roland Garros, j'étais comme cela, la jambe en l'air, avec ma blessure. Je ne pensais qu'à cette année-là. Je voulais progresser au niveau du tennis pour pouvoir, dans un an, être ici. Je crois que cette année est la bonne.
Q. Vous allez être super bienvenu à Wimbledon. Pensez-vous que la façon dont vous jouez maintenant vous permettra de prétendre au titre à Wimbledon ?
R. Je ne serai pas le favori, non. Je pense que, sur herbe, je ne peux pas espérer gagner ce titre. Je ne pense pas être en compétition pour le titre sur herbe. Je veux encore progresser. Il faut que je joue à Halle, d'abord, pour cela. J'aime beaucoup jouer sur herbe. Je sais que ce n'est pas ma meilleure surface, elle est un peu trop rapide. Je dois progresser certains compartiments de jeu pour pouvoir mieux jouer sur herbe et sur court rapide. Je veux m'améliorer au niveau service-volée. Je vais jouer un ou deux tournois avant Wimbledon sur herbe pour cela. Et les doubles aussi.
Q. Félicitations ! Quand fut la première fois que tu as pensé que tu pourrais être un grand joueur ? Quand tu as gagné contre COSTA ? Lorsque tu as gagné à Monte-Carlo, ou cette année ? A quel moment as-tu commencé à penser que tu pourrais devenir un grand joueur ?
R. Jamais on ne peut penser que l'on peut devenir un grand joueur. Depuis tout petit, j'ai toujours voulu être joueur de tennis. Je rêvais d'être tennisman professionnel, mais sans penser au classement. C'était un rêve pour moi. Au fur et à mesure, j'assimile les choses. Quand on est plus petit, on a des objectifs. Au fur et à mesure des années, les objectifs changent. J'ai commencé à jouer les premiers Futurs, les premiers Satellites. Tu perds dans des qualifications. J'ai joué 6 Futurs consécutifs. J'ai pu entrer dans les 200 premiers. Deux mois après, je suis arrivé 60e mondial avec trois finales. J'ai 2 matches, à Monte-Carlo, puis à Hambourg.
Ce sont des choses qui viennent progressivement. Tu n'y penses pas au départ. Cette année, je suis parmi les 20 premiers. Au mois de juin, je suis 3e. C'est quelque chose que l'on ne peut pas penser avant, parce que je ne sais pas si, l'année prochaine, je vais revenir parmi les 20 ou autres.
Q. Y a-t-il des moments plus importants que d'autres pour ta confiance ?
R. Oui, il y a des moments importants. La Coupe Davis est un moment très important. L'Australie était également un moment important. J'ai très bien joué. J'ai vu que j'étais capable de remporter de très bons matches sur d'autres surfaces que la terre. Puis, au moment de la saison de terre, j'ai gagné au Brésil, à Acapulco. J'étais très content. J'ai vu que je jouais très bien. Je ne savais pas comment j'allais réagir dans les grands tournois, car je ne jouais pas contre les meilleurs. Quand j'ai gagné Monte-Carlo et Barcelone, j'ai eu la confirmation de ce que je pensais. J'ai vu que je pouvais gagner de grands tournois sur terre.
Q. Tu ne donnes jamais l'impression d'avoir peur.
R. Pour chaque match, tu peux avoir peur. Il y a toujours des problèmes dans chaque match. Il y a des moments difficiles, tu essayes de les surmonter. Tu essayes d'avoir un esprit positif au maximum.
Aujourd'hui, j'ai connu des moments difficiles au premier set. J'étais un peu nerveux. Je me suis battu tout le temps, mais j'étais un peu trop nerveux. J'ai joué trop sur la défensive. Après, j'étais un peu plus agressif. Il s'est fatigué un peu. J'ai pu gagner plus facilement le deuxième set et le troisième. Pour le quatrième, cela a recommencé. Il y a eu des moments difficiles. On peut avoir peur à ce moment là. C'est tout à fait normal.
Je respecte toujours mes rivaux. Je sais que je peux perdre contre n'importe qui à tout moment. Je crois qu'il faut monter sur le court de la meilleure façon possible, en sachant que l'on peut gagner, mais également perdre.
Q. PUERTA dit que tu avais des balles impossibles, que tu ne semblais jamais douter mais que, à la fin du quatrième set, il a vu que tu doutais un peu. Il pensait que, s'il avait gagné le quatrième set, pour le cinquième set, les chances étaient à 50/50.
R. Oui, on était effectivement à 50/50, quel que soit le match en 5 sets. On a gagné 2 sets chacun, c'est à celui qui fera le plus d'efforts pour gagner le cinquième.
Lors du premier set, j'étais un peu nerveux. Puis, il a commis un certain nombre d'erreurs. J'ai commencé à bien jouer, à être agressif. J'ai eu mes chances, effectivement, dans le tie-break. J'ai joué des points incroyables, je crois. J'ai fait un passing-shot d'enfer. Je me suis battu pour le gagner.
Vous savez, c'est une finale de Roland Garros. Pour moi, ce n'était pas du tout fini. J'ai continué à 100 %. J'ai tout de suite pensé à gagner le premier jeu du deuxième set. C'est ce que j'ai fait. Au deuxième set, j'ai vu que les choses devenaient très difficiles, car il jouait à un très haut niveau. Il n'y avait pas de trou dans son jeu, il fallait courir. Je pensais qu'il devait jouer aussi à la limite. Il jouait très bien. A un moment, je pensais qu'il allait freiner, avoir un pas passage à vide. Je me suis encouragé pour jouer à 100 %.
Q. Tu étais à 3/1, 15/40. On s'arrête. Il revient. Le premier set t'a gêné ? As-tu pensé que cela allait être plus facile, ou est-ce de la spéculation ?
R. C'est de la spéculation. Ce qui est important, c'est le résultat final. C'est cela, la réalité. Des choses auraient pu se produire, d'autres ne pas se produire.
Q. Comment peux-tu expliquer les sensations que tu as eues après le dernier point ? Tu t'es jeté sur le sol. Comment as-tu vécu ce moment ?
R. C'est quelque chose d'inexplicable. Ce sont des moments très forts, des moments où tout te vient dessus. Tu revois tout le travail que tu as effectué pendant de nombreuses années, les sacrifices. Quand tu y arrives, ce sont des moments extraordinaires, inoubliables. Pour la première fois dans ma vie, j'ai pleuré après avoir gagné ce match. C'est parfaitement normal.
Q. La coupe qui est à côté de toi, tu l'as prise avec beaucoup de force. Qu'est-ce que cela signifie pour toi ?
R. Pour moi, cela signifie que je suis maintenant aux côtés de grands joueurs qui ont joué ici, à Roland Garros, que j'avais vus à la télévision, de grands joueurs de tennis. Maintenant, être à côté de tous ces joueurs, c'est vraiment un rêve.
Q. Rafael, que t'a dit le Roi à la fin du match ?
R. Il m'a beaucoup félicité. Il m'a dit que ce que j'avais fait était incroyable. Il m'a remercié, m'a dit que la Reine devait partir, mais il m'a félicité. Il a formulé pour moi des v½ux de réussir pour la suite.
Q. Après le Roi, tu es allé voir ton père, ton oncle.
R. Avec mes deux oncles, Rafael, Tonny, et également mon père, que je suis allé voir. Je suis passé comme cela entre les gradins pour les voir. Ce sont des moments importants. Je pensais que je n'allais pas pleurer. Toute ma famille était très émue. En fin de compte, je me suis mis à pleurer.
Q. Félicitations ! Te disais-tu quelque chose au moment de l'hymne espagnol ? Tu as parlé un peu avec ZIDANE. Comment le vois-tu en tant que joueur ?
R. Pour moi, c'est un homme très humble. C'est l'un des meilleurs sportifs ou l'un des meilleurs joueurs des dernières années. C'est un type élégant, y compris sur le terrain de foot. Il m'a souhaité beaucoup de chance, il m'a félicité. Il m'a dit que c'était incroyable, que j'étais un phénomène. Je lui ai dit que, finalement, on a bien fini l'année. Malheureusement, ce n'est pas le cas du Barça. Mais Madrid a gagné tous les matches d'affilée. Il m'a souhaité bonne chance, de bonnes vacances. Il m'a dit qu'il reprenait le 8 de je ne sais plus quel mois.
Q. Tu t'attendais a autant de résistance de la part de PUERTA en finale ?
R. Oui, complètement. Je savais que je pouvais perdre. Il est évident que je savais qu'il allait résister. Je m'y attendais. PUERTA est un joueur très agressif. Il a frappé là où cela faisait mal. Il m'a fait beaucoup courir. C'est le match où j'ai couru le plus de tout le tournoi. J'étais près à tout.
Q. Inaudible.
R. Non, je ne vais pas être différent. C'est un match de plus. Je suis toujours le garçon de 19 ans qui aime faire ce qu'il fait d'habitude. C'est un trophée de plus. Le reste n'est rien. Je vais continuer à être comme toujours, à faire les choses habituelles. Je vais travailler au jour le jour, comme je l'ai fait toute ma vie. Je ne vais pas changer, parce que j'ai gagné le tournoi.
Q. Par rapport aux 4 Grands Chelems, où situes-tu Roland Garros ?
R. Tous les tournois du Grand Chelem sont très importants. Gagner un Grand Chelem est quelque chose de très important. Pour les Espagnols, ce trophée est le numéro 1. Wimbledon est le numéro 2. Chaque Grand Chelem est différent. Pour tous, c'est un rêve. Pour les Espagnols, gagner ici, c'est le top. Je suppose que, pour FEDERER, gagner Wimbledon, c'est le maximum. Pour d'autres, ce sont les Etats-Unis. Moi, je prends n'importe lequel.
Q. Pour résumer un peu ce que tu vis, ce n'est que le début. Il y a des gens comme WILANDER qui te compare à BORG. Tu as toujours l'envie, pas uniquement sur terre battue, mais également pour l'herbe et d'autres surfaces ?
R. Maintenant que je suis mathématiquement classé pour le Masters, avec un contrat pour gerflor qui est une surface de plastique, je n'ai jamais gagné un match là-dessus ... C'est très difficile.
Je remercie M. WILANDER des propos qu'il a tenus. Je suis très content. Mais me comparer à BORG, ce n'est pas possible. Mon objectif est de m'améliorer jour après jour sur toutes les surfaces. J'espère que je vais faire un bon résultat à Wimbledon. A partir de là, je vais travailler pour améliorer toutes les facettes de mon jeu. A part cela, rien n'a changé.
Q. Tu as joué souvent des balles croisées. A la fin, tu frappes un revers, une droite, un coup droit. Tu y as pensé avant, était-ce par instinct ?
R. Par moments, l'adrénaline est là. Je devais être agressif pour jouer. Avec FEDERER, j'avais déjà été très agressif. Sur le dernier set, j'ai frappé 3 coups gagnants. Là, j'ai frappé un revers le long de la ligne gagnant et également une droite gagnante à contre-pied. Ce sont des moments où je dois être agressif.
J'ai vu beaucoup de matches de tennis. J'ai constaté que ceux qui remportent le point sont ceux qui sont le plus agressifs. Parfois, on essaye. Parfois, cela ne marche pas bien, elles sortent du court. Aujourd'hui, c'est rentré.
Q. C'était plus difficile aujourd'hui que contre FEDERER il y a 2 jours ?
R. Chaque match est une histoire différente. Chaque match a des moments difficiles. Je ne dirai pas qu'il y a eu un match plus difficile que l'autre.
Q. On a l'impression que tu ne ressens pas la pression. Pour la finale, as-tu ressenti la pression ?
R. Je sens toujours la pression. Je crois que tout le monde la ressent. Tous les grands champions l'ont ressentie, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui. Il faut la maîtriser. Certains la maîtrisent bien, d'autres moins bien. Je ne sais pas, j'ai eu l'impression, dans le premier match que j'ai joué ici, dans le premier set, à tous les moments, mais la seule façon de trouver une solution est de se battre, de courir, de bouger et de la contrôler.
La contrôler, parfois j'y arrive, parfois pas tant que cela. Aujourd'hui, j'ai eu du mal dans le premier set. Après, j'ai lutté à 100 %. C'est la meilleure façon d'assumer la pression. C'est vrai, il y a des moments où des gens sont étouffés par la pression. Là, cela ne m'est pas arrivé.
Q. Le football est le sport numéro 1 en Espagne, devant la formule 1. Penses-tu que tu peux changer cette hiérarchie, faire que le tennis soit plus populaire en Espagne ?
R. Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne le pense pas. Le football sera toujours le sport roi en Espagne. Il y a effectivement un très fort engouement. L'Espagne, l'année dernière, avec la finale de la Coupe Davis, a vécu un excellent moment en matière de tennis. Tout le monde était derrière l'équipe. Comme c'est un sport individuel, il est plus difficile de le faire admettre qu'un sport collectif. Mais le tennis en Espagne est bien reconnu. Beaucoup de gens suivent le tennis.
La formule 1, jusqu'à présent, il n'y avait eu personne. Maintenant, c'est un boom pour nous. C'est un sport extrêmement populaire. Mon objectif est de continuer à faire mon travail. Je remercie les gens qui s'intéressent à moi. En matière de tennis, je vais essayer de gagner.