>>>>>>>>>>>>>>>nadal a gagné!!!voici 1 interview ki a suivi se match!!!<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
<<<<<<<=========INTERVIEW!===========>>>>>>>>>
Q. Félicitations. Vous avez souvent dit que Roger était numéro 1 et que vous étiez numéro 2, que c'était important. Mais il y a aussi l'importance du fait que, chaque fois que vous jouez contre lui, vous le battez. Quand allez-vous admettre que vous êtes au moins son égal dans le monde du tennis ?
R. Si vous regardez la liste, vous voyez qu'il y a beaucoup de points de différence. Il est numéro 1 parce qu'il joue mieux sur toutes les surfaces. Je l'admire. C'est un joueur très complet. Je n'ai jamais rien vu de pareil. J'ai 20 ans. Depuis que je suis né, je n'ai jamais vu cela. Je n'ai jamais vu un joueur aussi complet. C'est le meilleur. Je ne peux pas dire que je suis meilleur que lui parce que ce n'est pas vrai. En cas de victoire, oui, c'est très bien pour moi. C'est important. C'est pour cela que j'ai gagné aujourd'hui. Cependant, on ne peut pas se comparer, pas pour l'instant.
Q. Cela signifie-t-il plus pour vous cette année, votre victoire, parce que vous avez conservé votre titre et battu le numéro 1 dans la finale ?
R. Pouvez-vous répéter ?
Q. La victoire est-elle plus importante pour vous cette année parce que vous avez conservé votre titre et battu le numéro 1 mondial ?
R. Oui, c'est spécial, mais parce que j'ai eu des moments difficiles au début et à la fin de la saison dernière, de l'année dernière. C'est un rêve pour moi de gagner deux Masters Series, un Grand Chelem, d'être numéro 2 dans la course. Mais, en janvier et en décembre, j'ai eu une blessure importante, une blessure grave. C'est très bien pour moi, maintenant.
Q. Les émotions à la fin sont davantage dues au fait que vous saviez que c'était important parce que, à Noël, vous vous sentiez très mal. Les émotions sont plus intenses à cause de ce qui vous est arrivée à Noël à votre pied ?
R. Oui, je donne plus de prix à cette victoire. Quand vous avez eu des problèmes, quand vous ne savez pas exactement si vous allez pouvoir retrouver le même niveau qu'auparavant à cause d'une blessure, vous accordez plus de valeur à la victoire.
Q. Aujourd'hui, après un mauvais démarrage, vous avez servi de mieux en mieux. Vous avez mieux joué votre coup droit grâce à votre service dans le match. Seriez-vous d'accord avec cette analyse ? Aujourd'hui, FEDERER a fait beaucoup d'erreurs de revers. Avez-vous joué en permanence sur son revers en tant que choix tactique quand vous avez vu qu'il ratait ?
R. Je crois. Au début, j'étais un peu nerveux. J'ai fait beaucoup d'erreurs, j'ai mal joué. Roger jouait bien, mais rien de spécial. Il jouait à son niveau. Il m'a battu 5/0, 6/1, facilement. Il avait le contrôle du jeu. Mais il m'a donné mes chances. Il y a eu 40/0 pour lui. Il jouait encore mieux que moi. Je me sentais nerveux, mes jambes ne se sentaient pas bien à cause de mes nerfs. Mais il a fait deux erreurs consécutives. J'ai joué un bon point. J'ai pu le breaker. Quand j'ai eu le break, au deuxième set, 2/0, ma confiance est revenue, parce que je me suis dit : "Maintenant, c'est ma chance." Je jouais mal, je me suis dit que j'avais besoin de profiter de ce moment. J'ai pris mes chances. J'ai joué plus agressif avec mon coup droit. J'ai essayé de mettre la pression sur son revers avec mon coup droit. Lui aussi était peut-être nerveux. Aux deuxième et troisième sets, il était nerveux. Au premier set, il n'a pas senti la pression parce que j'ai très mal joué. Quand le match est devenu plus serré, lui et moi étions tous les deux très nerveux. Finalement, ce n'était pas facile de jouer. Roger jouait pour être au sommet de l'histoire. C'est une grosse pression.
Q. Où allez-vous célébrer votre victoire ? En quelle compagnie ?
R. Avec ma famille, mon équipe, avec beaucoup de personnes. Demain, je vais à Queens. Je peux sortir un peu, mais pas trop. Mardi, je joue en double à Queens. J'espère pouvoir jouer un match avant mon simple à Queens. Il serait bien de jouer mardi un double pour jouer mercredi en simple. Au premier tour, je vais perdre à Queens, parce que c'est très difficile de s'adapter aussi vite. En deux jours, c'est un peu dur. Si je perds, je veux perdre parce que je ne me sens pas parfaitement adapté à l'herbe. Je ne veux pas que ce soit par manque de concentration. Cette année, je veux jouer concentré. Je veux prendre mes chances pour jouer un bon match, parce que c'est très important pour préparer Wimbledon. Je vais m'entraîner là-bas. Je pense avoir des chances.
Q. Pensez-vous que le tournant de ce match était au début du troisième set, quand vous êtes revenu après avoir été mené 0/40 et que vous avez pris son service ?
R. Oui, c'était un moment très important. Peut-être au deuxième set aussi, 2/0, c'était un moment important, avec le break. Le deuxième moment important était à 2/1, 0/40. J'ai joué 3 bons points. J'ai eu un peu de chance sur un coup droit de Roger qui est sorti de cela. Après ce moment-là, j'ai beaucoup progressé dans mon niveau de jeu. C'est mon opinion. J'ai mieux servi, plus agressif. Il s'est senti plus nerveux. Après ce moment-là, j'ai joué mon meilleur tennis.
Q. On a dit à votre sujet que, bien que vous soyez très, très bon, vous pouviez encore améliorer votre service. Aujourd'hui, pendant 14 jeux d'affilée, vous n'avez pas perdu votre service. Est-ce le match où vous avez le mieux servi contre Roger ?
R. Je ne sais pas. Je ne me souviens pas exactement de tous mes matches, si j'ai servi mieux ou pas. Contre Roger, je sais que je dois être très régulier dans mon service. Je peux améliorer mon service pour essayer de faire quelques aces ou d'être plus agressif. Si je ne peux pas gagner mon service, je ne peux pas jouer, parce qu'il met beaucoup de pression sur mon deuxième service. Il faut donc rentrer beaucoup de premières balles.
Q. Quel est votre secret ?
R. Je ne sais pas. Rien de spécial. Se battre et toujours essayer de faire de mon mieux.
Q. Vous avez joué deux fois, peut-être trois, un jeu de service-volée.
R. Je pensais déjà au gazon.
Q. Quelle est la plus grande difficulté, à votre avis, quand il s'agit de passer de la terre battue à l'herbe ?
R. C'est le point le plus important, parce que c'est très difficile. Je glisse beaucoup sur herbe. Quand je reviens, je glisse. Je n'ai pas confiance. Je vais essayer. J'ai besoin de progresser sur gazon aussi. Je vais jouer trois semaines d'affilée sur herbe cette année, quatre semaines, ce sera difficile, mais je vais essayer. J'espère pouvoir jouer quatre semaines.
Q. Vous avez demandé le soigneur sur le court. Quelle était la difficulté à ce stade ?
R. Rien, rien. J'avais quelques problèmes avec la bande. Elle me gênait.
Q. Il a refait votre bandage ?
R. Juste un peu.
Q. Ne penses-tu pas que le public était beaucoup pour FEDERER ? (Question en italien)
R. Borg jouait uniquement sur la terre. Il s'entraînait à Wimbledon. Il ne jouait aucun tournoi avant Wimbledon. Je ne sais pas si cela ne marche pas cette année, mais je vais essayer. Je ne crois pas que l'on peut changer le jeu avec une baguette magique. Pour ce qui est du public, c'était normal que le public l'appuie, parce qu'il pouvait rentrer dans l'histoire. Deux ont réussi à gagner le Grand Chelem. Il pouvait le faire. Je comprends que les gens l'aient appuyé davantage. Il y avait aussi beaucoup d'Espagnols. Je pensais que les gens seraient beaucoup plus de son côté. C'était plutôt équilibré. Je les en remercie.
Q. Qui peut te battre sur terre battue, d'après toi ? Est-ce le premier pas pour devenir numéro 1 mondial ?
R. Non. Sur terre battue, beaucoup de gens peuvent me battre. J'ai gagné beaucoup de matches, mais cela a été très souvent des matches durs. J'ai souffert avec Mathieu, contre Hewitt, aujourd'hui également. Je peux perdre à tout moment. Pour ce qui est du numéro 1, cela dépend davantage du numéro 1 actuel que de moi-même. Nous avons moins d'options que l'année dernière cette année. Je crois que, l'année dernière, il a gagné dans différents tournois, Miami ; dans la série sur terre, il a gagné un, il a fait demi-finale ici. Je ne sais pas, c'est 1250 points plus ou moins. Puis il a été à la finale de Monte-Carlo et de Rome. Cela, c'est 600 points. Je suis encore plus loin cette année. Plus on avance dans la saison, plus je suis loin en points du numéro 1 mais je n'ai pas la pression.
Q. Parlons du match, 1 set à 1. Au troisième, tu le domines. Il y a eu deux points extraordinaires au filet. T'es-tu rappelé de Rome ? Tu as fait des points artistiques du type Fellini ?
R. A tout moment, le match était difficile. Si, à Rome, j'ai eu de la chance, j'avais peur d'avoir de la malchance aujourd'hui. A 15/30, j'ai retourné à droite un revers. Cela a touché la bande. Je ne savais pas si c'était retombé dans son camp ou dans le mien. A ce moment-là, je n'ai pas eu de chance. Sur le point suivant également. J'ai eu plus de chance 5/4 au service, 15/30. Je ne savais toujours pas si la balle allait entrer. A ce moment-là, j'aurais dû monter. Il jouait très bien. Il y a eu des moments difficiles. Je ne suis pas très habitué à monter.
Q. Quelle est la différence entre le match d'aujourd'hui et la dernière finale ?
R. Quelle finale ?
Q. La finale de l'année dernière.
R. Donc, la finale ici. A l'évidence, c'est différent. On ne peut pas comparer deux finales entre elles. Chaque année, c'est différent. Ce sont des sensations différentes mais, cette année, battre le numéro 1, après les blessures que j'ai eues, les émotions sont plus fortes.
Q. A la fin du match, tu t'es lancé sur la terre. A quoi pensais-tu à ce moment-là ?
R. A rien. A rien.
Q. Quelle sensation ?
R. Rien. Tu ne te rends pas compte ! A ce moment-là, tu ne penses à rien. A quoi veux-tu que je pense ? C'est simplement la tension. Tu te relâches. Je ne me rends pas compte que je tombe par terre. Ce n'est pas que je me jette, mais tout simplement que je tombe. Je n'y ai pas pensé avant.
Q. Après ce moment-là, tu as beaucoup de bonheur. Tu as couru pour embrasser les tiens. Tu as embrassé ton père, c'était très émouvant.
R. Oui. Après ce moment de faiblesse, tu te rends compte de ce que tu as fait. C'est beaucoup de bonheur. Tu te rends compte de beaucoup de choses. Je suis allé embrasser mon père car il a tout fait pour moi. Depuis que j'ai été blessé, il m'a accompagné, a été à mes côtés. Il m'a beaucoup soutenu. Ma famille m'a beaucoup appuyé. Mon père était toujours à mes côtés, avec mon oncle, des gens qui me donnent envie de continuer.
Q. Je crois que tout le monde a vu qu'il y a un grand respect entre toi et FEDERER. C'est un modèle pour les jeunes, les jeunes filles qui veulent jouer au tennis. Il y a des adversaires qui ont des relations plus tendues.
R. Je crois que nous n'avons pas de tension. Sur le court, nous sommes des gens assez calmes. Nous sommes loyaux entre nous. Nous nous respectons beaucoup. Nous n'avons jamais eu aucun problème. Lorsque nous nous sommes serré les mains, il m'a souhaité bonne chance pour Halle. Nous n'avons aucun problème.
Q. Avant FEDERER a dit qu'il est comme SAFIN, comme RODDICK, que tu es plus solide, du type Hewitt. Penses-tu que la solidité est ta meilleure qualité ? Penses-tu que cela t'aide pour gagner ? Il disait que tu ne rates pas les points importants comme FEDERER l'a fait à Rome.
R. Je suis un joueur plus ou moins régulier. En général, j'arrive à maintenir un niveau moyen. Il ne faut pas se tromper. Si tu regardes FEDERER, il fait 8 tournois, il fait 8 finales. Cela montre qu'il est très régulier. Il est beaucoup plus régulier que moi.
Q. Quelles leçons tires-tu du tournoi ? Te rappelles-tu des leçons que tu avais tirées de l'année dernière ? Que peux-tu nous dire là-dessus ?
R. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour y réfléchir. Je ne vais pas réfléchir sur ce que j'ai bien fait ou mal fait. Ce qui est important, c'est que j'ai toujours eu une attitude positive, de gagnant. Ce qui est positif, c'est que je n'ai peut-être pas joué au meilleur niveau, mais j'ai toujours maintenu une excellente attitude. Si on joue avec une bonne mentalité, même si on n'est pas à 100 % de son meilleur niveau, on peut gagner. On gagne plus avec le c½ur, avec la volonté qu'avec autre chose.
Q. 5/0, 24 minutes au premier set, t'es-tu fait peur ?
R. Non, je m'étais fait peur avant, je peux te le dire.
Q. Avec tes six victoires à une contre FEDERER, par rapport à ceux qui ont 8/0, 8/1, tu es un vrai rival. Pour arriver à être numéro 1, tu as dit que cela dépendait de FEDERER. Cela ne dépend-il pas également d'autres joueurs qui peuvent défier FEDERER ? Je ne sais pas si je suis très clair.
R. Si FEDERER ne perd aucun match, je ne serai pas numéro 1. Je dois m'améliorer. Avec les points que je marque, les autres années, sans FEDERER, j'aurais déjà été numéro 1. Mais nous sommes dans une époque où nous avons un numéro 1 qui est le plus régulier de toute l'histoire. Il faut le prendre en compte. De plus, à l'heure actuelle, il est au top. Depuis deux ans, il joue son meilleur tennis. Il ne pourra pas se maintenir comme cela toute la vie. Cela vaut également pour moi. Moi, je suis plus jeune. Je dois bien me préparer. On verra si j'ai la possibilité, lorsqu'il baissera de niveau, d'avoir le niveau suffisant pour aborder cette situation et devenir numéro 1.
Q. Soixante victoires successives, deux titres à Roland Garros, qu'est-ce que cela t'inspire ? On a l'impression que cela ne t'inspire rien, tu as l'air très calme.
R. Tout cela m'inspire que j'ai eu beaucoup de chance. Soixante matches successifs, il faut avoir de la chance. Tu peux tout d'un coup être blessé et perdre un match. Cela m'inspire également que tout s'est bien passé. Si on lutte tout le temps, si on a une bonne mentalité, cela marche. Sinon, il n'est pas possible de gagner 60 matches successifs. Les choses n'ont pas changé. Comme d'habitude, j'ai gagné à Roland Garros. J'en suis très heureux. Je ne pense pas obtenir davantage de chose pour le moment.
Q. La deuxième victoire ici à Roland Garros t'a impacté ou influencé plus au niveau personnel ? Comment l'as-tu vécu ?
R. Il n'y a pas de comparaison possible. Tout moment est différent, tout contexte est différent. Cette victoire a un peu plus de valeur pour moi compte tenu de la blessure que j'ai eue. Je ne savais pas si je pouvais revenir au même niveau. Je vois que je continue d'être numéro 2. Gagner ici est une sensation très spéciale, excellente.
Q. Cette finale, tu l'as gagnée par le c½ur, par ta volonté ou par le tennis ?
R. Un peu de tout. C'est un peu de tout. Je crois que tout est combiné. Un peu de chance, de tennis, un peu de mental. FEDERER a commis plus de fautes que d'habitude. C'est un ensemble de choses.
Q. Tu as gagné contre Ancic à Wimbledon. Si quelqu'un te dit que tu peux arriver à la finale, tu dis que c'est un fou ou que c'est possible ?
R. Un fou, non. Mais cela va être très, très difficile. J'espère que, un jour, j'aurai cette possibilité.
Q. Cela dépend du tirage ?
R. Non, cela dépend de beaucoup de choses. C'est plus difficile. De toute façon, il faut s'améliorer, avoir un mental positif pour être le meilleur joueur, pour qu'un jour, il ne dépende pas de tous ces facteurs, qu'il repose sur son jeu uniquement. Pour le moment, sur la terre, ça marche. J'espère qu'un jour je n'aurai pas ces impressions sur herbe. J'aimerais également pouvoir avoir cette même attitude. C'est mon objectif.
Q. Tu as fait Wimbledon en juniors. Tu es arrivé en demi-finale.
R. Quand je suis venu ici, j'ai fait la demi-finale à Wimbledon. Cela signifie que j'ai fait un bon match. Je n'ai pas mal joué. Je suis bien monté au filet, mais je dois améliorer un certain nombre d'aspects. Il faut plus de temps pour bien préparer les choses. En fait, on a peu de temps. Pour moi, le circuit est mal organisé. Il y a peu de temps entre les deux tournois les plus importants de l'année. FEDERER est plus adapté à ce type de surface. Il va être difficile d'arriver avec de bonnes chances. Je vais faire l'effort, au cours des prochains jours, pour être prêt, pas uniquement pour cette année, mais pour les années suivantes.